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Monuments

Les Arts et Métiers
On sait qu'à l'emplacement des actuels bâtiments se trouvait une abbaye fondée en 1060 par une charte de Henri Ier. Cette abbaye fut bâtie sur l'emplacement d'un sanctuaire dédié à saint Martin, et détruit par les Normands.
L'abbaye royale de Saint-Martin-des-Champs, fut attribuée aux moines bénédictins. Située à l'époque en dehors des murs de la ville, elle sera protégée par une muraille. De cette enceinte datant du XIIIème siècle, ne subsistent que deux des quatre tours construites aux angles . La première tour se trouve à l'angle des rues Saint-Martin et Verbois, la deuxième tour, se trouve à hauteur du n° 7 de la rue Bailly. De 1130 à 1150, une église sera bâtie dans l'enceinte, et achevée au XIIIème siècle. En 1628 François Mansart met en oeuvre un nouveau maître autel et son retable. En 1764 la façade de l'église sera reconstruite dans un style jésuite. Les dernier moines seront chassés sous la Révolution, en 1791. Une partie des locaux seront affectés à un Conservatoire des Arts et Métiers, en 1794, ainsi que le prieuré en 1798. L'ancienne mairie du VIème arrondissement occupera une partie des locaux jusqu'en 1843. A partir de la deuxième moitié du XIXème siècle,les bâtiments seront régulièrement agrandis. Les bâtiments du Conservatoire seront régulièrement agrandis à partir de la deuxième moitié du XIXème siècle. L'Ecole Nationale des Arts et Métiers occupe toujours les locaux, ainsi qu'un Musée (60 rue Réaumur)
L'Hôtel Salé - Musée Picasso - 5, rue de Thorigny
Cet hôtel particulier abrite le musée Picasso. A travers l'histoire, des personnages célèbres l'ont habité : l’ambassadeur de Venise (entre 1668 et 1688), François de Neufville, duc de Villeroy et Maréchal de France (raillé pour ses nombreuses défaites). Lors de la Révolution française l'hôtel fut saisi comme" bien d’émigrés", Il devint le dépôt national rassemblant les ouvrages provenant des couvents des environs. L’hôtel abrita par la suite plusieurs institutions, dont la pension Ganser et Beuzelin qui aura pour élève Balzac en 1815. Plus tard, l’École centrale des Arts et Manufactures s'y installa, de 1829 à 1884. Le bronzier d’art Henri Vian (père de Boris Vian), en fit son domicile ainsi qu'une salle d’exposition. A partir de 1944, la Ville de Paris loue les locaux et y installe l'école des Métiers d’art, mais cela contribue fortement à la dégradation de la décoration intérieure. La ville achète l’hôtel en 1962. Depuis 1985 il abrite le musée Picasso, qui renferme la plus riche collection mondiale d'œuvres de l’artiste, couvrant toutes ses périodes de création.
Le marché des Enfants rouges - 39, rue de Bretagne
Ce petit marché couvert, situé rue de Bretagne, fut créé sous Louis XIII pour alimenter le nouveau quartier du Marais. Un orphelinat fut construit aux abords du marché en 1534 par la volonté de Marguerite de Navarre. C'est en souvenir des jeunes pensionnaires vêtus d'un habit rouge que les habitants du Marais baptiseront le petit marché du nom de Marché des Enfants Rouges. Liens Insécula
Hôtel de St Aignan - Musée d'Art et d'Histoire du Judaïsme - 71, rue du Temple
C'est l'architecte Pierre Le Muet qui ménera la construction de cet hôtel, de 1644 à 1650.
L'hôtel est bâti suivant les normes de l'époque : un corps de logis principal en retrait de la rue, au fond d'une grande cour légèrement rectangulaire, pour qu'on ait l'impression en entrant qu'elle est carrée, aile unique en retour à droite (cuisine, salle du commun et salle à manger au rez-de-chaussée, grande galerie à l'étage. Un passage conduit à la petite basse-cour, où remises et écuries ont une issue directe sur la rue. Paul de Beauvilliers, duc de Saint-Aignan, qui rachète l'hôtel en 1688, fait aménager la galerie de l'hôtel en appartements, et fait construire un escalier pour les desservir. André Le Nôtre fut chargé,par la suite, de réaménager le jardin, avec parterre, bassin et treillage. Saisi sous la Révolution (1792), l'hôtel devint le siège de la septième municipalité en 1795, puis du septième arrondissement jusqu'en 1823. Par la suite, l'hôtel fut partagé en locaux commerciaux, ce qui entraîna des adjonctions et des surélévations . En 1962, la ville de Paris racheta l'hôtel, qui fut classé aux Monuments historiques en 1963.
La ville entreprit des travaux de rénovation qui s'étalèrent sur près de 25 ans, avec des périodes d'interruption. La finalité de ces travaux était de rendre à l'hôtel son allure primitive, et la richesse de son intérieur, ce qui fut fait en 1998. Entre temps, en 1986, l'hôtel de Saint-Aignan fut affecté (à l'initiative du maire de Paris, Jacques Chirac,) à l'installation d'un musée consacré à la civilisation juive : le Musée d'Art et d'Histoire du Judaïsme.
Hôtel de Soubise - Archives Nationales - 60, rue des Francs-Bourgeois
A cet emplacement se trouvait un premier hôtel particulier, appartenant à Olivier de Clisson, connétable de France. Entre 1420 et 1435, il sera successivement la résidence des ducs de Clarence et de Bedford, sous l'occupation anglaise. Par la suite, il deviendra la propriété de la famille d'Albret, puis celle d'Anne d'Este, petite fille de Louis XII et femme de François de Lorraine, duc de Guise. A partir de 1553, de luxueux travaux d'aménagement seront entrepris par les Guise. Ceux-ci feront appel aux artistes les plus renommés de leur époque, tels que Primatice et Nicolo dell'Abbate. L'hôtel particulier, devenu palais, deviendra le quartier général de la Ligue, qui menacera le pouvoir du roi durant la Fronde et qui sera le bras armé de la nuit de la Saint-Barthélemy. A la suite du décès de Marie de Guise, en 1688, la princesse de Condé et la duchesse de Hanovre hériteront de l'hôtel qu'elles vendront à François de Rohan, prince de Soubise, en 1700. Celui-ci fit entreprendre d'importants travaux de transformation, tels que l'aménagement de la Cour d'Honneur en hémicyclique, la construction de la façade perpendiculaire à la rue de Chaume. En 1808, Napoléon 1er décida de faire transférer les Archives nationales dans l'hôtel de Soubise, sous la direction de Daunou

Lieux particuliers/ places to see

Théâtre Dejazet Ce théâtre est le seul rescapé des fameux théâtres du "boulevard du crime" du temps de Napoléon III.


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