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I- LES DIFFERENTES ECOLES DE PENSEE DANS LE
DOMAINE DE LA GESTION DE L'ENTREPRISE
II- LA CLASSIFICATION DES ENTREPRISES
III- L'ENTREPRISE EN TANT QU'ORGANISATION
IV- L'ENTREPRISE EN TANT QUE SYSTEME
I- LES DIFFERENTES
ECOLES DE PENSEE DANS LE DOMAINE DE LA GESTION DE L'ENTREPRISE
A. L'école classique
B. L'école des sciences humaines
C. Le mouvement mathématique
D. L'école des systèmes sociaux
E. L'école néo-classique ou
mouvement empirique
F. La théorie générale
des systèmes
II- LA CLASSIFICATION
DES ENTREPRISES
A- Les entreprises privées
1- Les entreprises individuelles
a- L'artisan
b- L'entreprise individuelle commerciale ou prestataire de services
c- L'entreprise individuelle agricole
- le faire-valoir direct
2- Les entreprises sociétaires
a- les sociétés de personnes
b- Les sociétés de capitaux
- La société anonyme
- La société en commandite par actions
- Société
en participation SEP et société de fait
- La
société par action simplifiée
c- la société à responsabilité limitée
(SARL)
d- L'entreprise unipersonnelle à responsabilité
limitée (EURL)
e- Les sociétés coopératives et les sociétés
mutuelles
- les sociétés coopératives
Les coopératives de production
Les coopératives de consommation
Les coopératives agricoles
-Les mutuelles
f- les sociétés d'investissement (SI)
3- Le groupement d'intérêt économique (G.I.E)
B- Les entreprises publiques
1- Définition
2- La constitution du secteur public
a- Les premières formes
b- La 1ère. guerre mondiale
c- A partir de 1930
d- La libération : 1945
e- l'arrivée des socialistes au pouvoir : 1981
f- "machine arrière" : les privatisations de
1986
3- Les structures juridiques des entreprises publiques
a- Les régies
b- Les établissements publics
c- Les sociétés nationales
d- Les sociétés d'économie mixte (S.E.M.).
Compléments
sur les différents statuts juridiques
Les
sociétés commerciales
Transnationale :
des informations sur près de 7 000 entreprises multinationales
III- L'ENTREPRISE
EN TANT QU'ORGANISATION
A- Définition d'une organisation
B- L'entreprise en tant qu'organisation
1- Le fonctionnement de l'entreprise
a. la direction
b. Les différentes fontions
2- Les clés de l'entreprise
IV- L'ENTREPRISE EN
TANT QUE SYSTEME
A- L'approche systémique
B- Schémas : les modèles de
pilotage
C- Propriétés des systèmes
1- La capacité de contrôle
2- L'adaptabilité
3- La capacité d'apprentissage
4- La fiabilité
5- L'équilibre entre programmation et décision
I- LES DIFFERENTES ECOLES DE PENSEE DANS LE DOMAINE DE LA GESTION DE L'ENTREPRISE
Les sciences de la gestion de l'entreprise ne se sont pas
développées de façon linéaire. Comme
tous les domaines qui intégrent les sciences humaines,
la gestion a évolué selon un "enveloppement"
perpétuel des écoles et des théories les
unes par rapport aux autres.
Chaque mouvement s'est développé en réaction
contre celui qui le précédait, non sans en intégrer
quelque partie.
A. L'école
classique
1. Concept "scalaire" :
l'entreprise est abordée comme étant un ensemble
de classes ou échelons rangés en séquences
: principe hiérarchique selon lequel l'autorité
descend du sommet vers la base.
2. Principe de l'unité de commandement :
énoncé par Fayol, dénoncé par Taylor (pour lequel
chaque ouvrier obéira à 8 chefs "fonctionnels")
à cause de l'impossibilité de trouver un supérieur
"universel".
Pour pallier à cet inconvénient, on a proposé
une structure "staff and line" qui représente
un compromis entre l'approche de FAYOL
et celle de TAYLOR
(RIMAILHO, "L'Organisation à la Française,
1936).
3. Principe d'exception
Selon ce principe, les tâches routinières doivent
être remplies par des subordonnés et les tâches
exceptionnelles confiées au supérieur hiérarchique.
4. L'éventail de subordination :
Principe repris de l'organisation de l'armée romaine dans
laquelle on comptait un chef pour dix soldats. DAVIS fait toutefois
une distinction entre activités physiques (éventail
de 1 responsable pour 10 à 30 ouvriers) et activités
"intellectuelles" (éventail de 3 à 8).
5. Principe de la "spécialisation organisationnelle"
appliqué par TAYLOR
à l'organisation des postes de travail. (voir le "Fordisme").
FAYOL s'est gardé d'une trop grande spécialisation
: nécessité d'une polyvalence des fonctions lorsque
l'on s'élève dans la hiérarchie.
Fayol
Fayol
Fayol
recherche
Google Max
Weber
B. L'école
des sciences humaines
Echec des théories classiques au comportement de groupe.
Expérience de la Western Electric (ELTON
MAYO).
1. La décision est décentralisée,
2. L'étude porte sur des groupes et non sur des individus,
3. La force d'intégration repose sur la confiance plutôt
que sur l'autorité,
4. Le superviseur est un agent de communication inter et intra-groupe
plutôt que le représentant de l'autorité.
5. L'accent porte davantage sur la responsabilité que sur
le contrôle extérieur.
Elton
Mayo Elton
Mayo La
fonction R.H. Chronologie
des ressources humaines et des compétences La
motivation au travail : tour d'horizon des grandes théories
C. Le mouvement mathématique
1° Etudes limitées aux domaines totalement formalisables
de l'entreprise (gestion de la production, stocks, approvisionnements...)
Conviction qu'un jour tout serait quantifiable (rôle de
l'ordinateur).
2° Polarisation technologique
Pas de principes de décision, de règles normatives
permettant au manager de réaliser une synthèse des
informations et de diriger.
D. L'école
des systèmes sociaux
Se propose d'étudier les facteurs psycho-sociologiques
et décisionnels afin de les ajuster l'un à l'autre
pour que l'activité de l'entreprise réponde aux
objectifs qu'elle s'est fixés.
L'entreprise est viable aussi longtemps qu'elle procure suffisamment
de satisfaction à ses membres.
L'Ecole des Systèmes Sociaux s'attache plus particulièrement
aux relations entre les groupes. Les conflits ne naissent pas
forcément de "mauvaises relations humaines",
de frustrations et d'incompatibilités entre les objectifs
de l'organisation. Les conflits les plus dangereux, les plus difficiles
à résoudre sont dûs à des différences
dans la perception de l'environnement (problème des rapports
entre les différents services d'une entreprise).
E. L'école
néo-classique ou mouvement empirique
Réaction contre le divorce entre la pratique et la théorie,
entre le chef d'entreprise et le spécialiste de l'organisation.
Chefs d'entreprise SLOAN (jadis président General Motors)
mais aussi professeurs (DALE, CHANDLER, O. GELINIER, DRUCKER).
Principes de base :
1° Maximisation du profit
2° Décentralisation des responsabilités et décisions
3° Elargissement de l'éventail de subordination
4° Direction par Objectifs
5° Contrôle par exception (sur résultats : contrôle
si les résultats sont mauvais)
6° La motivation par la compétitivité :
Mesure objective des résultats pour apprécier les
efforts individuels et susciter un esprit de compétitivité.
F. La théorie
générale des systèmes
Un système est un ensemble d'éléments en
inter-relation pour la poursuite d'un objectif commun.
Le système comprend un ou des régulateurs permettant
au système de s'auto-entretenir (chauffage central et thermostat,
système respiratoire, automobile, ....).
La théorie des systèmes étudie les interconnections
entre la comptabilité, la production, le marketing, la
finance, les relations humaines et l'économie de l'entreprise
qui ne sont plus désormais envisagés comme des doctrines
séparées, mais intégrées à
un seul système.
Système fermé agent rationnel - 1900 : Max
Weber sociologue allemand. La bureaucratie (l'ordre régi
par la règle) est la forme la plus efficace de l'organisation
humaineFrédérick TaylorMise en application des théories
de Weber et études sur le temps et le mouvement. L'école
de pensée Weber-Taylor estimait pouvoir résoudre
les problèmes de gestion de groupes important d'individus
en prônant la décomposition des tâches, un
contrôle étroit, la cohérence de l'autorité
et des responsabilités.
Systèmefermé agent s o c i a l - 1930 - 1960 : Elton
Mayo, Psychologue à Harvard.Etude des conditions de travail
sur la productivité à la Western Electric débouchant
sur la constatation que "prêter attention aux gens
augmente leur productivité" !
Douglas Mac Grégor
Les théories auxquelles adhère la direction en matière
de gestion de ses ressources déterminent toute la personnalité
de l'entreprise.
Théorie X : hypothèse de la "médiocrité
des masses"
1- l'individu moyen a une aversion innée pour le travail
et il fait tout pour l'éviter.
2- Les gens ont donc besoin d'être contraints, dirigés,
contrôlés, menacés de sanctions pour qu'il
satisfasse aux objectifs de l'entreprise.
3- L'individu type aime se sentir dirigé, veut éviter
les responsabilités, a relativement peu d'ambition et recherche
avant tout la sécurité.
Théorie Y : hypothèse du "terrain fertile"
1- L'effort physique et mental déployé dans le travail
est tout aussi naturel que celui dépensé dans le
jeu ou le repos.
2- Le contrôle extérieur et la menace de sanctions
ne sont pas les seuls moyens pour obtenir l'effort nécessaire
à la réalisation des objectifs de l'entreprise.
3- On s'investit dans la mesure où les résultats
sont récompensés; la plus grande de ces récompenses
étant la satisfaction de l'égo.
4- L'individu moyen apprend, dans les conditions voulues, non
seulement à accepter, mais à rechercher la prise
de responsabilités.
5- La capacité de déployer des qualités relativement
développées d'imagination, d'ingéniosité
et de créativité dans la solution des problèmes
d'organisation n'est par rare, mais au contraire largement répandue.
Les
courants de pensée en gestion Théorie
des organisations
II- LA CLASSIFICATION DES ENTREPRISES
L'activité des entreprises peut être analysée
selon plusieurs critères.
Cette pluralité se retrouve dans les différentes
classifications possibles des entreprises.
1- Les entreprises individuelles
Ce sont des entreprises soumises au pouvoir de direction
et de décision d'une seule personne à laquelle elles
appartiennent.
Sur le plan juridique: elles sont le prolongement de la personne
de leur propriétaire , elles n'ont pas d'existance distincte
de ce dernier
Sur le plan fiscal: les bénéfices sont imposés
en tant qu'élément du revenu du propriétaire.
Celui-ci est "indéfiniment" responsable des dettes
, il peut être amené à rembourser les dettes
sur ses biens propres (non professionnels).
Nombre et taille: Ce sont les plus nombreuses (1,5 million
d'entreprises individuelles non agricoles).
Elles sont toutes de petite dimension, leur part dans la production
nationale est faible.
a- L'artisan
Il doit être inscrit au "Répertoire des métiers".
Il doit remplir pour cela 5 conditions:
- Effectuer un travail manuel .
- Justifier d'une qualification professionnelle
- Exercer pour son propre compte.
- Diriger son entreprise
- Employer un nombre restreint de salariés.
L'artisan associe l'apport de capitaux, la fonction de direction,
et la réalisation du travail.
b- L'entreprise individuelle commerciale ou prestataire
de services
Elle a les mêmes caractères que l'entreprise artisanale
mais l'entrepreneur ne fabrique pas lui-même son produit
et la justification d'une qualification professionnelle n'est
pas éxigée.
Par contre, l'inscription au "Registre du Commerce"
est éxigée.
c- L'entreprise individuelle agricole
Les entreprises agricoles sont dans leur grande majorité
des entreprises individuelles.
Selon le rapport juridique de leur exploitant avec la terre, on
distingue:
- le faire-valoir direct
- le fermage: le fermier loue la terre à un propriétaire
étranger à l'exploitation. Le fermier est légalement
protégé contre les risques d'expulsion et le non
renouvélementde son contrat.
Lors de son départ, il doit être indemnisé
pour les améliorations apportées à l'exploitation.
-le métayage: l'exploitant (métayer) partage la récolte avec le propriétaire des terres et cheptels selon un % contractuellement fixé.
Si quelqu'un veut s'installer sur une terre pour l'exploiter, quelle est la formule qui en permet la meilleure rentabilisation?
- métayage: pas d'intérêt à augmenter
la productivité, initiative assez réduite (choix
des cultures...)
- faire- valoir direct: coût élevé des terres
gênant l'investissement.fermage: permet la meilleure rentabilisation
à un nouveau- venu.
2- Les entreprises sociétaires
L'entrepreneur individuel peut se trouver un jour, face
à la croissance de ses activités et aux besoins
de financement supplémentaires qu'elle génére,
dans l'obligation de s'associer avec d'autres personnes afin de
réunir les capitaux nécessaires.
Une société est à la fois un contrat et la
personne morale résultant de ce contrat.
Le contrat de société est un écrit (les statuts)
par lequel une ou plusieurs personnes mettent des apports en commun
en vue de partager un bénéfice et/ou de réaliser
des économies.
Deux éléments doivent être réunis
pour qu'il y ait validité du contrat:
- la réalisation d'apports, en espèces ou en nature
- un mobile de profit et/ou de réalisation d'économies.
Lorsque le contrat est rédigé et que les apports ont été effectués, il doit y avoir immatriculation au Registre de Commerce. Une fois cette dernière démarche effectuée, la société devient une personne morale (un sujet de droits et d'obligations) distincte des associés.
a- les sociétés de personnes
Elles ont 2 traits caractéristiques:
- les associés sont responsables sur leur propre patrimoine
des dettes de la société
- les associés, en échange de leurs apports reçoivent
des parts sociales. Ces titres ne peuvent pas être librement
cédés à des tiers (problème de responsabilité
solidaire des associés qui doivent donc bien se connaître).
Dans les sociétés en nom collectif, tous les
associés sont commerçants
Dans les sociétés en commandite simple, il y a 2
catégories d'associés:
* les commanditaires: simples bailleurs de fonds (à l'origine,
nobles ne désirant pas "s'abaisser" en faisant
du commerce).
* les commandités: ils reçoivent les fonds qu'ils
mettent en uvre pour les commanditaires. Ils ont la qualité
de commerçant et sont indéfiniment responsables.
En France, il y a environ 15 000 SNC et 1500 sociétés
en commandite simple.
b- Les sociétés de capitaux
La caractéristique de la responsabilité illimitée
des associés des sociétés de personnes limite
le nombre des associés (risques et obligation de bien se
connaître).
Les sociétés de capitaux permettent de pallier ces
inconvénients .
Elles se caractérisent par:
- la responsabilité des associés est limitée
à concurrence des apports, non du patrimoine.
- Les titres remis aux actionnaires sont des actions librement
négociables.
Les diffdérentes formes de sociétés de capitaux
:
- La société anonyme
Les organes de direction et de contrôle peuvent être
structurés de 2 façons:
- L'assemblée générale des actionnaires élit
les membres du conseil d'administration qui désignent,
parmi eux, le président du conseil d'administration chargé
de la direction de la société et de sa représentation
envers les tiers.
- L'assemblée générale des actionnaires élit
les membres du conseil de surveillance qui désignent les
membres du directoire . C'est un organe collégial (pouvant
réunir jusqu'à 5 personnes) chargé de la
direction de la société.
- La société en commandite par actions
C'est une forme hybride tenant à la fois de la commandite simple et de la S.A. De la commandite simple, elle tient la suprématie des commandités, au niveau de la gestion. Depuis la réforme de 1966, elle tient de la S.A. que les commanditaires actionnaires sont membres du conseil de surveillance (de grandes sociétés ont la forme de sociétés en commandite par actions : Michelins, Casino...cette forme permet de "boucler le capital" et de protéger la société d'une OPA).
c- la société à responsabilité limitée (SARL)
Elle représente un type intermédiaire entre
sociétés de capitaux et sociétés de
personnes et cumule, pour les associés les avantages des
2 formules.
- responsabilité des associés limitée aux
apports
- les titres sont des parts sociales qui ne peuvent être
cédées qu'avec le consentement majoritaire des autres
associés.
La SARL est la forme d'entreprise la plus répandue (
120 000 entreprises), son capital minimum est de 50 000F.
d- L'entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée (EURL)
Créée par une loi du 11 Juillet 1985, ce type
d'entreprise reprend toutes les caractéristiques de la
SARL, avec les particularités suivantes:
- Il n'y a qu'un seul apporteur de capital
- possibilité d'opter pour l'imposition sur le revenu ou
pour l'impôt sur les sociétés.
e- Les sociétés coopératives et les sociétés mutuelles
- les sociétés coopératives
A l'origine, les coopératives étaient des
sociétés civiles.
Depuis 1967, sont apparues des coopératives à forme
commerciale (S.A; S.A.R.L; sociétés à capital
variable)
3 principes:
- suppression du mobile du profit (considéré comme
un prélévement effectué sur le travailleur
ou le consommateur)
- l'objectif et le mobile de l'activité est le service rendu aux adhérents.
- règle suivant laquelle 1 coopérateur = 1
voix (suppréssion de la prise en considération du
capital apporté).
Si un bénéfice est dégagé, il doit
être soit investi soit ristourné aux coopérateurs.
La ristourne est proportionnelle aux achats effectués ou
au travail fourni(et non au capital apporté).
Le capital apporté ne peut être rémunéré
que par un intérêt fixe et limité à
5% par an .
Les parts sociales peuvent être inférieures à
100F.
Aux assemblées générales, 1 coopérateur
= 1 voix, quelque soit le capital apporté
Il n'y a pas d'apports en industrie.
Les coopératives de production
Elles sont destinées à regrouper des salariés apportant le capital et travaillant dans l'entreprise avec pour but de se partager le fruit de leur travail sans prélévement (appropriation de la plus- value) de la part d'un patron.
L'ensemble ds travailleurs de la coopérative forme
l'assemblée générale des coopérateurs
qui a les mêmes fonctions que l'assemblée générale
des actionnaires dans les S.A.
Les coopératives de production sont peu nombreuses par
manque de capitaux , insuffisance de personnes qualifiées,
en particulier dans la gestion, et peut- être par manque
de goût des français pour la forme associative...
Les coopératives de consommation:
Elles sont regroupées dans la fédération
nationale des coopératives de consommation et intéressent
environ 3 millions de ménages, 7 000 magasins, 1 centrale
d'achat (la société générale des coopératives
de consommateurs), 1 banque, 1 société de crédit,
1 société d'assurance, 1 marque et 1 laboratoire
d'analyse et de recherches.
Elles achètent en gros pour revendre, au détail,
à leurs adhérents.
Les coopératives agricoles
- les coopératives d'achat de fournitures agricoles ayant un rôle de centrale d'achats.
- Les coopératives d'utilisation de matériel agricole (CUMA) qui achètent du matériel de production et le met à la disposition des coopérateurs en en gardant la propriété.
- les coopératives de conditionnement, de conservation, de distribution des produits.
Il existe environ 22 000 coopératives représentant près de 1 700 000 membres.
Les coopératives de crédit, ou banques populaires,
ou sociétés de crédit mutuel
Eles ont pour finalité de procurer aux membres des capitaux
au moindre coût.
Les mutuelles
Dans le domaine des assurances, elles poursuivent les mêmes
buts que les coopératives (élimination du profit
et différenciation du rôle du capital).
Elles fonctionnent selon le principe de la répartition:
elles collectent des cotisations auprès des adhérents
(primes) qui servent à payer les prestations (indemnités)
aux adhérents sinistrés.
Le montant des cotisations est calculé de façon
à couvrir le coût des prestations et les frais de
gestion, à l'exclusion de toute marge bénéficiaire.
Les excédents sont portés en réserve ou ristournés.
f- les sociétés d'investissement (SI)
D'origine anglo- saxonne, elles ont pour objet le placement
et la gestion des valeurs boursières, grâce aux fonds
versés par leurs actionnaires.
Elles peuvent être à capital fixe ou à capital
variable.
Il ne faut pas les confondre avec les sociétés de
contrôle, type holding.
En France, les S.I. se sont développées à
partir des années 50; sous une forme classique de sociétés
à capital fixe.
Par la suite les S.I. à capital variable (dites S.I. "ouvertes")
ont vu le jour (S.I.C.A.V.)
- Les S.I.C.A.V.
Elles se sont constituées à partir de 1964.
Elles connaissent des entrées et des sorties de capital
qui ne nécessitent pas de délibération de
l'assemblée générale.
Ce sont obligatoirement des S.A. au capital supérieur ou
égal à 20 millions de francs.
Les S.I.C.A.V. doivent publier trimestriellement leur situation
et la composition de leur portefeuille. Celui- ci doit être
constitué à 90% au moins de valeurs mobilières
émises dans le public ou côtées en bourse.
Elles ont été crées, à l'origine ,
sous l'impulsion des banques nationalisées.
3- Le groupement d'intérêt économique (G.I.E)
Cette forme juridique a été créée en Septembre 1967.
- définition: deux ou plusieurs personnes physiques ou morales peuvent constituer entre elles, pour une durée déterminée, un G.I.E. en vue de mettre en uvre tous les moyens propres à faciliter ou à développer l'activité économique de ses membres , à améliorer ou à accroître les résultats de cette activité.
- les caractères distinctifs:
* Le G.I.E. peut être constitué sans capital. La
personnalité juridique se trouve ainsi dissociée
de la notion de patrimoine.
* Il jouit de la personnalité morale et de la pleine capacité
juridique à partir de son immatriculation au Registre de
commerce (le groupement sera civil ou commercial, selon son activité).
* pas nécessairement de but lucratif
* Les droits des membres du groupement ne peuvent pas être
représentés par des titres négociables. Ils
sont matérialisés par des parts qui peuvent être
d'inégale valeur. Ces parts sont incessibles, sauf s'il
existe des conditions d'agrément.
* Tous les membres du groupement sont tenus personnellement et
solidairement des dettes de celui- ci, sur leur propre patrimoine.
B- Les entreprises
publiques
1- Définition
On appelle entreprise publique une entreprise dans laquelle tout
ou partie du capital et du pouvoir de décision appartiennent
à une collectivité publique, c'est-à-dire
l'Etat, une Région, un Département, ou une Commune.
Il existe ainsi des entreprises nationales dans lesquelles intervient
l'Etat, et des entreprises locales animées par des collectivités
locales.
L'ensemble des entreprises publiques forment le "secteur
public" de l'économie nationale.
Les objectifs de ces entreprises sont variés: cela va du
profit (S.E.I.T.A.) au service à prix (en principe) coûtant
(S.N.C.F.).
2- La constitution du secteur public
a- Les premières formes
Ce sont les manufactures crées au XVII èm. siècle
par COLBERT.
Il s'agissait de pallier les carences du secteur privé
pour certaines productions (entre autres, produits de luxe).
Sous le 1er. empire apparaît, pour des motifs d'ordre fiscaux,
le monopole public des tabacs.
b- La 1ère. guerre mondiale
Au lendemain de cette guerre, des sociétés publiques
sont crées pour exploiter des entreprises situées
en Alsace- Lorraine (mines de potasse, Office de l'azote).
c- A partir de 1930
L'Etat finance des entreprises en difficulté à la
suite de la crise mondiale de 1929.
Participations dans des sociétés privées
de chemin de fer fusionnées au sein de la S.N.C.F.; dans
des sociétés de transport maritime (Compagnie Générale
Transatlantique) ainsi que dans des sociétés de
transport aérien (Air France).
d- La libération : 1945
Les nationalisations sont conçues comme un moyen de modifier
les structures économiques et de retirer aux capitalistes
le pouvoir de décision sur les activités économiques
essentielles.
Transfert à l'Etat des secteurs économiques fondamentaux
( prévu pendant la guerre par le Conseil National de la
Résistance. Ces nationalisations concernent 2 grands secteurs
économiques:
Le secteur financier
Nationalisation de la Banque de France et des 4 principales banques
de dépôt ( Crédit Lyonnais, Société
Générale, B.N.C.I.,Comptoir National d'Escompte).
Le secteur énergétique
Nationalisation des houillères (Charbonnages de France),
nationalisation des sociétés de distribution de
gaz et d'électricité ( E.D.F.- G.D.F.).
A ces secteurs, il faut ajouter la nationalisation de RENAULT,
faite à titre de sanction politique.
e- l'arrivée des socialistes au pouvoir : 1981
Nationalisation de banques et d'entreprises industrielles du secteur
concurrentiel entre 1981 et 1982.
En 1982, la France est le premier pays de l'Europe communautaire
pour le poids de son secteur public (22,8% du PIB).
f- "machine arrière" : les privatisations
de 1986
Avec le retour de la droite au pouvoir, des mesures de privatisation
sont prises concernant des banques (SUEZ, CCF, PARIBAS...), des
groupes industriels (St. GOBAIN, CGE...), des organismes de communication
(TF1...). La volonté de privatiser s'inspire de l'exemple
anglais mis en uvre par l'ancien premier ministre THATCHER:
développer l'actionnariat populaire; créer des noyaux
durs...
3- Les structures juridiques des entreprises publiques
a- Les régies
Ce sont des établissements gérés par des
fonctionnaires.Ils n'ont ni personnalité morale, ni budget
autonome (P. & T.,S.E.T.A., manufactures, Imprimerie Nationale).
Ils fournissent leurs biens et services à un prix égal,
en principe, à leur coût de revient (sauf pour la
S.E.I.T.A).
La vente de leur production les distinguent des administrations
qui fournissent leurs services à titre "gratuit".
b- Les établissements publics
Ils ont la personnalité morale et l'autonomie financière.
Ce sont des sujets de droit distincts de l'Etat, généralement
dirigés par un directoire et un directeur général
qui ne sont pas soumis au pouvoir hièrarchique des fonctionnaires
des administrations (hopitaux, EDF-GDF, Charbonnages de France,
radio., télévision).
c- Les sociétés nationales
Elles ont été constituées par la nationalisation
d'entreprises privées prééxistantes: il y
a eu transfert des actions à l'Etat contre remise d'obligations
aux anciens propriétaires.
Elles ont conservé leur forme originelle de S.A. dont l'Etat
est le seul actionnaire (avec encore parfois des participations
privées ).
Les sociétés nationales sont dirigées par
un Conseil d'Administration comprenant des représentants
de l'Etat, des usagers, du personnel, des professionnels et un
P.D.G. nommé par l'Etat.
En qualité de S.A., elles sont soumises au droit commercial
privé comme toutes les autres sociétés (B.N.P.,
U.A.P., A.G.F., G.A.N., U.A.P., A.G.F., Banque de France, Régie
Renault ...).
d- Les sociétés d'économie mixte (S.E.M.).
Ce sont des S.A. regroupant des capitaux publics (Etat et collectivités locales) et des capitaux privés.
Au plan national
Compagnie française des Pétroples ( TOTAL), S.N.C.F.,
Air- France, Cie Générale Maritime.
Sur le plan régional
Les S.E.M sont généralement constituées pour
entreprendre de grands travaux d'infrastructure (autoroutes, voies
navigables...).
Il ne faut pas confondre les S.E.M. avec les concessions.
La concession est un contrat par lequel une collectivitépublique,
moyennant un cahier des charges à respecter, confie à
une entreprise privée l'exploitation d'une activité
de service public ( par exemple transport de personnes, ramassage
d'ordures, fourniture d'eau, bientôt peut- être la
prison...? ).
Les chemins de fer du XIX èm. siècle étaient
des concessions.
Actuellement, la plupart des autoroutes sont exploitées
sous le régime des concessions.
III- L'ENTREPRISE EN TANT QU'ORGANISATION
A- Définition d'une organisation
Groupe d'individus participant à la réalisation
d'un objectif général dans une structure donnée.
Ou encore, on appelle "organisation" tout groupe humain
finalisé, hiérarchisé et structuré.
Tout individu appartient à une ou plusieurs organisations:
-famille
- associations sportives, parents d'éléves...
- entreprise
- syndicat
- école....
Il existe des organisations auquelles l'individu n'est pas obligé
d'appartenir, et d'autres pour lesquelles l'adhésion est
obligatoire (armée, école...)
Ce sont les individus qui dirigent les organisations qui
en fixent les objectifs.
Il se peut ainsi, puisque l'on fait entrer en jeu des éléments
subjectifs, que des objectifs contradictoires puissent exister
au sein d'une même organisation.
Par exemple l'Etat a pour objectif de réduire les coûts
occasionnés à la collectivité par certaines
nuisances (tabac, alcool...) mais a également pour objectif
d' améliorer ses sources de revenus (ventes de tabac, taxes
sur les alcools...).
Le ministre de l'Education nationale peut désirer des crédits
supplémentaires pour améliorer la qualité
du système éducatif; le ministre des finances peut
désire au contraire réduire la progression de l'enveloppe
budgétaire des ministère afin d'appliquer une politique
de rigueur budgétaire.
Nous retrouverons le même type de problématique au sein de l'organisation qui nous intéresse plus particulièrement pour l'objet de ce cours: l'entreprise.
B- L'entreprise en tant qu' organisation
L'entreprise entre bien dans le cadre des organisations
puisqu'on y trouve:
- un groupe humain
- une répartition des tâches
- une hiérarchie
- un objectif général: invention, production et
vente de biens et de services.
Le critère qui permet de distinguer l'entreprise des autres organisations est sa finalité.
La finalité d'une entreprise est de produire des
biens et des services faisant l'objet d'un marché, c'est-
à- dire des biens ou des services "marchands".
Elle se différencie des administrations (Justice, Education
nationale, Sécurité sociale...) dont les services
ne font pas l'objet d'un marché.
1- Le fonctionnement de l'entreprise
a. la direction
Elle est assurée par un individu (entrepreneur individuel, gérant, PDG) assisté ou non par des spécialistes, plus ou moins nombreux.
- Rôle de la direction:
Elle fixe les objectifs généraux (par exemple devenir,
en 3 ans le premier fabriquant français de matériaux
"supra- conductibles" et , pour celà, conquérir
10% du marché européen de ce secteur d'activité)
et met en place les moyens de les atteindre.
La direction doit être indépendante; si elle est subordonnée, celà indique que l'on n'a pas affaire à une entreprise, mais à l'un de ses établissements (usine ou succursalle)
b. Les différentes fontions
Nous reviendrons plus en détail sur les différentes
fonctions.
Le schéma qui suit nous montre que l'entreprise est constituée
par un ensemble d'éléments qui doivent coopérer
à la réalisation de l'objectif général,
sous l'autorité de la direction.
2- Les clés de l'entreprise :
Le problème majeur de toute organisation est la coordination
des efforts de chacun pour la satisfaction de l'objectif commun.
Tout salarié d'une entreprise peut souscrire à l'objectif
général de "profit".
Le problème réside dans le fait que :
- il faut qu'il existe une motivation à l'effort supplémentaire
de l'individu qui permettra d'augmenter le profit global de l'entreprise;
- l'entreprise étant subdivisée en centres de profit
auxiliaires, la maximisation du profit de l'un des centres peut
se faire au détriment de l'autre.
Ainsi, le directeur des ventes d'une entreprise fabriquant des
emballages pour liquides alimentaires aura intérêt
à ce que ses représentants acceptent des commandes
portant sur des emballages de capacités différentes
(1,5l; 0,75l; 0,35l...).
De son côté, le directeur de la fabrication, qui
a des chaînes de produits de 0,75l et 0,35l aura intérêt
à refuser les commandes portant sur les emballages de 1,5l,
sortant de ses standards de fabrication et augmentant ses coûts.
IV- L'ENTREPRISE EN TANT QUE SYSTEME
La planification et le contrôle de gestion se placent dans le cadre d'une approche systémique de l'entreprise.
Caractéristiques d'un système:
c'est un ensemble d'éléments organisés entre
eux en vu d'accomplir un but commun.
Nous percevons bien en quoi cette définition s'applique à l'entreprise qui présente un ensemble d'éléments (les différents services ) organisés entre eux (passage des flux physiques et monétaires ) en vue d'accomplir un but commun: le profit.
L'approche systémique suppose la fixation d'un objectif, la saisie de l'information, son traitement, le contrôle de sa mise en uvre et de ses résultats et un effet de "retour correctif" ou "feed back" (nourrir en retour).
Deux exemples de systèmes sont souvent cités : le pilotage d'un avion (système représenté par l'avion en mouvement) et le chauffage central en fonctionnement.
Examinons l'exemple du chauffage central, de sa mise en uvre et de son fonctionnement:
Première tâche à s'assigner: fixer un
objectif, c'est-à-dire la température désirée.
Deuxième tâche: saisir et traiter l'information en
provenance de l'extérieur, c-à-d. la température
extérieure;
Troisième tâche: si des écarts de température se produisent, agir sur le système de chauffe afin de maintenir la température désirée.
Cet exemple aide à mesurer combien la planification
et le contrôle ressortent, par les objectifs qui leur sont
assignés, à la problématique de l'approche
systémique.
Des schémas et un commentaire apporteront des compléments
sur l'approche système.
B- Schémas : les modèles de pilotage
Le système physique (SP) regroupe tous les moyens
matériels mis en uvre dans l'entreprise. L'univers
extérieur (UE) injecte des entrées dans le SP et
de l'information dans le système d'exploitation (SE). L'exploitation
(Ex.) représente la mise en uvre du SP et agit en
régulateur de ce dernier. Les objectifs sont mesurés
à travers les variables essentielles.
On remarquera, dans ce premier niveau, l'absence d'effet de "feed
back".
On introduit à présent le "système
de gestion" (S G).
Il fixe les objectifs et transmet des directives à l'exploitation
sous forme de règles.
L' exploitation. essaye d'atteindre les objectifs à l'aide
des règles qui lui ont été édictées.;
si elle réussit à réguler le système
physique, le système de gestion ne modifie pas les règles.
Dans le cas contraire, averti par le système de mesure
des objectifs, le S G modifie les règles afin de stabiliser
l' exploitation.
On a ainsi introduit l'effet de retour ou "feed back".
C- Propriétés
des systèmes
Le modèle de pilotage met en évidence un système
global, des sous- systèmes et des blocs de contrôle
et de régulation.
Ce modèle général ne suffit pas à
garantir la maîtrise de l'évolution des processus
techniques, administratifs ou économiques. Il faut que
le système présente, à ses différents
niveaux, des propriétés que l'on qualifiera de "nécessaires".
1- La capacité de contrôle
Un système de pilotage doit être capable de contrôler
l'évolution d'un autre système, c'est-à-
dire de le placer et de le mmaintenir sur une trajectoire.
2- L'adaptabilité
Un système de pilotage sera adaptable s'il est capable
de faire face à des situations évolutives et différentes
de celles qui ont été envisagées au départ.
3- La capacité d'apprentissage
C'est la capacité de cumuler les effets passés de
l'adaptation. L'apprentissage permet d'accélérer
le choix de nouvelles conditions de fonctionnement, face à
une transformation de la situation.
L'adaptation est possible sans apprentissage , mais elle est plus
coûteuse et plus lente ; or le rythme d'adaptation est souvent
un facteur primordial de survie.
4- La fiabilité
Elle mesure le degré de confiance que l'on peut accorder
à un système.
On dira qu'un système de geqstion est fiable si ses sorties
restent dans une gamme de valeurs acceptables (exemple: % de malfaçons
de pièces usinées...)
5- L'équilibre entre programmation et décision:
Les 4 propriétés que nous avons passées en
revue ne sont pas indépendantes.
Leur combinaison se manifeste en particulier par un certain partage
entre actions programmées et décisions.
Les actions programmées correspondent à l'application de règles explicites de telle sorte que, face à toute problématique rencontrée dans le cadre de l'entreprise, une réponse ait été prévue.
Les décisions régulatrices ne sont pas basées
sur un jeu complet de règles et requièrent donc
un choix à effectuer.
Dans ce cas l'information est incomplète et ne permet pas
d'établir une correspondance totale entre les situations
possibles et les réponses.
Le degré de programmation et la fréquence des décisions
régulatrices vont entraîner des coûts pour
l'entreprise qui sera donc amenée un "optimum"
dans leur utilisation.
exemple: les frais de fonctionnement du système de
gestion croissent souvent avec le degré de programmation.
Les frais d'exploitation du système physique décroissent
généralement avec le degré de programmation.
Il y a donc un équilibre à trouver en ce qui concerne
ce degré de programmation.
Les réponses à ces questions sont corrigées dans le cours suivant.
1- Résumer les grandes lignes de l'évolution de la pensée économique concernant l'entreprise.
2- A votre avis, le taylorisme existe- t- il encore actuellement dans les entreprises françaises, en avez- vous des exemples?
3- Laquelle des 2 théories de Mc Grégor vous semble t- elle la mieux adaptée pour décrire les rapports actuels dans l'entreprise?
4- Quels sont, d'après vous, les apports essentiels de l'approche systémique de l'entreprise ?
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