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Bac philo section S
 
         
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 

 

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Baccalauréat philosophie, section S

Juin 2002
- La diversité des langues est-elle un obstacle à l'entente entre les peuples?
- La politique est-elle une science ou un art ?

- Texte de Hume
- Suffit-il de constater pour atteindre la vérité ?
- Vivre en société, est-ce seulement vivre ensemble ?
Septembre 2002
- Le droit peut-il être naturel ?
- Si la vie était belle, y aurait-il de l'art ?

- La liberté de parole suffit-elle à rendre l'homme libre ?
- Pourquoi désirer ce qui n'est pas nécessaire ?
Juin 2001
- La liberté se définit-elle comme un pouvoir de refuser ?
- Notre connaissance du réel se limite-t-elle au savoir scientifique ?
- Texte de Rousseau
- La maîtrise de soi dépend-elle de la connaissance de soi ?
- Sommes-nous responsables de l'avenir ?
- La technique peut-elle améliorer l'homme ?
- La technique n'est-elle qu'outils et machines ?
- La technique peut-elle garantir le bonheur ?
- Faut-il renoncer à définir le beau ?
- Les théories simplifient-elles l'expérience ?
- Peut-on opposer le devoir à la liberté ?
- Suis-je libre de penser ce que je veux ?
- A quelles conditions une action est-elle libre ?
- N'est-on moral que par intérêt ?
- La poursuite de mon intérêt m'oppose-t-elle aux autres ?
- La recherche scientifique a-t-elle des limites ?
- La religion et la morale ont-elles la même finalité ?
Septembre 2001
- Peut-on connaître ce dont on n'a pas l'expérience ?
- Pourquoi la justice a-t-elle besoin d'institutions ?
- La franchise est-elle au service de la vérité ?
- Le bonheur est-il une aspiration universelle ?
- Faut-il douter de tout ?
- Le progrès technique est-il la condition du bonheur ?
- Faire son devoir, est-ce renoncer à sa liberté ?
- Y a-t-il contradiction entre la prétention des sciences à la vérité et le fait qu'elles ont une histoire ?
Juin 2000
- Les passions nous empêchent-elles de faire notre devoir ?
- A quoi servent les sciences ?
- Les passions sont-elles à l'origine des désordres politiques ?
- Un homme peut-il en juger un autre ?
- Peut-on prévoir l'avenir ?
- L'œuvre d'art nous met-elle en présence d'une vérité impossible à atteindre par d'autres voies ?
- Le travail a-t-il une valeur morale ?
- La recherche du bonheur est-elle un idéal égoïste ?
- Comment sait-on qu'un autre être est conscient ?
- L'imagination est-elle créatrice ?
- Que peut nous apprendre une image ?
- L'amour peut-il être un devoir ?
- Suffit-il de s'en tenir aux faits pour être dans le vrai ?
- Être juste, est-ce être dans son droit ?
Septembre 2000
- Être libre consiste-t-il à se suffire à soi-même ?
- Que veut-on dire quand on dit «c'est beau» ?
- Pourquoi revenir sur le passé ?
- La morale s'apprend-elle ?
- La recherche de l'objectivité dans la connaissance scientifique exclut-elle l'appel à l'imagination ?
- L'homme est-il responsable de tout ce qu'il fait ?
Juin 1999 - Antilles
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Le développement des sciences est-il recherche du savoir ou de la puissance ?
-
« Vivre l’instant présent » : est-ce une règle de vie satisfaisante ?
-
Vous dégagerez l'intérêt philosophique du texte suivant en procédant à son étude ordonnée :
Il faut donc qu’une œuvre d’art soit faite, terminée, et solide. Et cela va jusqu’au détail, comme on verra, puisque ce qui n’est pas pris dans la masse ne peut pas orner. C’est pourquoi l’improvisation sans règles n’est jamais belle ; c’est l’art de l’orateur qui parvient à fixer un simple récit dans la masse de son discours. Disons qu’aucune conception n’est œuvre. Et c’est l’occasion d’avertir tout artiste qu’il perd son temps à chercher parmi les simples possibles quel serait le plus beau ; car aucun possible n’est beau ; le réel seul est beau. Faites donc et jugez ensuite. Telle est la première condition en tout art, comme la parenté des mots artiste et artisan le fait bien entendre ; mais une réflexion suivie sur la nature de l’imagination conduit bien plus sûrement à cette importante idée, d’après laquelle toute méditation sans objet réel est nécessairement stérile. Pense ton œuvre, oui, certes ; mais on ne pense que ce qui est : fais donc ton œuvre. ALAIN
Juin 1999 - Antilles
- Que convient-il d’entendre par « avoir tout pour être heureux » ?
- Ce que la morale interdit, l’Etat peut-il le prescrire ?
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Vous dégagerez l'intérêt philosophique du texte suivant en procédant à son étude ordonnée :
A vrai dire, certains de ces êtres(1) n’offrent pas un aspect agréable ; mais la connaissance du plan de la Nature en eux réserve à ceux qui peuvent saisir les causes, ceux qui ont le naturel philosophique, des jouissances inexprimables. En vérité, il serait déraisonnable et absurde que nous trouvions du plaisir à contempler les images de ces êtres, parce que nous y saisissons en même temps le talent du sculpteur et du peintre, et que, les examinant en eux-mêmes, dans leur organisation par la Nature, nous n’éprouvions pas une joie plus grande encore de cette contemplation, au moins si nous pouvons saisir l’enchaînement des causes. Il ne faut donc pas céder à une répugnance enfantine et nous détourner de l’étude du moindre de ces animaux. En toutes les parties de la Nature il y a des merveilles ; on dit qu’Héraclite, à des visiteurs étrangers qui, l’ayant trouvé se chauffant au feu de sa cuisine, hésitaient à entrer, fit cette remarque : « Entrez, il y a des dieux aussi dans la cuisine ». Eh bien, de même, entrons sans dégoût dans l’étude de chaque espèce animale : en chacune, il y a de la nature et de la beauté. ARISTOTE  (1) : il s’agit des êtres vivants
Juin 1999 SERIE SCIENTIFIQUE : Liban– Session normale - Juin 1999
-
L’usage de la force par l’Etat est-il légitime ?
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La philosophie change-t-elle le monde ?
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Vous dégagerez l'intérêt philosophique du texte suivant en procédant à son étude ordonnée :
« En histoire des sciences, il faut nécessairement comprendre, mais juger*. Là est vraie plus qu’ailleurs cette opinion : « Ce n’est que par la plus grande force du présent que doit être interprété le passé ». L’histoire des empires et des peuples a pour idéal, à juste titre, le récit objectif des faits ; elle demande à l’historien de ne pas juger et si l’historien impose les valeurs de son temps à la détermination des valeurs des temps disparus, on l’accuse, avec raison, de suivre le « mythe du progrès ». Mais voici une différence évidente : pour la pensée scientifique, le progrès est démontré, il est démontrable, sa démonstration est même un élément pédagogique indispensable pour le développement de la culture scientifique. Autrement dit, le progrès est la dynamique même de la culture scientifique, et c’est cette dynamique que l’histoire des sciences doit écrire. Elle doit décrire en jugeant, en valorisant, en enlevant toute possibilité à un retour vers des notions erronées. L’histoire des sciences ne peut insister sur les erreurs du passé qu’à titre de repoussoir ». BACHELARD * « il faut nécessairement comprendre, mais juger », lire : il faut nécessairement comprendre, mais aussi juger ».
Juin 1999 - Tunisie
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Y a-t-il une vérité en art ?
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L’obéissance à une loi commune à tous est-elle une servitude ?
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Dégagez l'intérêt philosophique du texte suivant en procédant à son étude ordonnée :
L’esprit a une structure variable dès l’instant où la connaissance a une histoire. En effet, l’histoire humaine peut bien, dans ses passions, dans ses préjugés, dans tout ce qui relève des impulsions immédiates, être un éternel recommencement ; mais il y a des pensées qui ne recommencent pas ; ce sont les pensées qui ont été rectifiées, élargies, complétées. Elles ne retournent pas à leur aire restreinte ou chancelante. Or l’esprit scientifique est essentiellement une rectification du savoir, un élargissement des cadres de la connaissance. Il juge son passé historique en le condamnant. Sa structure est la conscience de ses fautes historiques. Scientifiquement, on pense le vrai comme rectification historique d’une longue erreur, on pense l’expérience comme rectification de l’illusion commune et première. BACHELARD
Septembre 1999 SERIE SCIENTIFIQUE : Métropole – Session normale - Juin 1999
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A quoi reconnaît-on qu’un événement est historique ?
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La liberté humaine est-elle limitée par la nécessité de travailler ?
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Vous dégagerez l'intérêt philosophique du texte suivant en procédant à son étude ordonnée :
Trop souvent nous nous représentons encore l’expérience comme destinée à nous apporter des faits bruts : l’intelligence, s’emparant de ces faits, les rapprochant les uns des autres, s’élèverait ainsi à des lois de plus en plus hautes. Généraliser serait donc une fonction, observer en serait une autre. Rien de plus faut que cette conception du travail de synthèse, rien de plus dangereux pour la science et pour la philosophie. Elle a conduit à croire qu’il y avait un intérêt scientifique à assembler des faits pour rien, pour le plaisir, à les noter paresseusement et même passivement, en attendant la venue d’un esprit capable de les dominer et de les soumettre à des lois. Comme si une observation scientifique n’était pas toujours la réponse à une question, précise ou confuse ! Comme si des observations notées passivement à la suite les unes des autres étaient autre chose que des réponses décousues à des questions posées au hasard ! Comme si le travail de généralisation consistait à venir, après coup, trouver un sens plausible à ce discours incohérent. BERGSON
Juin 1999 Espagne
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Peut-on, au nom de la morale, condamner un artiste pour l’une de ses œuvres ?
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Le conflit des opinions est-il un effet de l’ignorance ?
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Vous dégagerez l'intérêt philosophique du texte suivant en procédant à son étude ordonnée :
On introduit souvent une différence entre ce que l’homme est intérieurement et ses actes. Cette distinction n’a aucune vérité dans l’histoire. L’homme s’identifie à la série de ses actes. On s’imagine que l’intention peut être excellente même si les actes ne valent rien. Certes, il peut arriver dans certains cas que l’homme dissimule ses intentions, mais c’est là une situation à part. La vérité oblige à dire que l’extérieur ne saurait se différencier de l’intérieur. C’est surtout dans l’histoire qu’il faut écarter les subtilités concernant des distinctions momentanées. Les peuples valent ce que valent leurs actes. Et leurs actes traduisent leurs buts. HEGEL
Juin 1999 Métropole
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Le malheur donne-t-il le droit d’être injuste ?
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La force de l’Etat est-elle nécessaire à la liberté des citoyens ?
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Vous dégagerez l'intérêt philosophique du texte suivant en procédant à son étude ordonnée :
Dans la vie courante, on a coutume, il est vrai, de parler de belles couleurs, d’un beau ciel, d’un beau torrent, et encore de belles fleurs, de beaux animaux et même de beaux hommes. Nous ne voulons pas ici nous embarquer dans la question de savoir dans quelle mesure la qualité de beauté peut être attribuée légitimement à de tels objets et si en général le beau naturel peut être mis en parallèle avec le beau artistique. Mais il est permis de soutenir dès maintenant que le beau artistique est plus élevé que le beau dans la nature. Car la beauté artistique est la beauté […] née de l’esprit. Or autant l’esprit et ses créations sont plus élevés que la nature et ses manifestations, autant le beau artistique est lui aussi plus élevé que la beauté de la nature. Même, abstraction faite du contenu, une mauvaise idée, comme il nous en passe par la tête, est plus élevée que n’importe quel produit naturel ; car en une telle idée sont présents toujours l’esprit et la liberté. HEGEL
Juin 1999 Inde
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La rationalité scientifique satisfait-elle tous les besoins de la raison ?
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La recherche du bonheur est-elle nécessairement immorale ?
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Dégagez l'intérêt philosophique du texte suivant en procédant à son étude ordonnée :
La plupart des inventions humaines sont sujettes au changement. Elles dépendent de l’humeur et du caprice, sont à la mode pour un temps et sombrent ensuite dans l’oubli. On peut sans doute craindre qu’il faille placer la justice sur le même plan si l’on accorde qu’elle est une invention humaine. Mais les deux cas sont largement différents. L’intérêt sur lequel la justice se fonde est le plus grand que l’on puisse imaginer et il s’étend à tous les lieux et tous les temps ; il n’est pas possible qu’une autre invention puisse le servir ; c’est un intérêt évident, qui se révèle dès la toute première formation de la société : toutes ces causes font que les règles de justice sont constantes et immuables, au moins aussi immuables que la nature humaine. HUME
Juin 1999 Sportifs de haut niveau
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L’expérience instruit-elle ?
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Le refus du travail a-t-il un sens ?
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Dégagez l'intérêt philosophique du texte suivant en procédant à son étude ordonnée :
Le véritable champ du génie est celui de l’imagination, parce qu’elle est créatrice et qu’elle se trouve moins que d’autres facultés sous la contrainte des règles ; ce qui la rend d’autant plus capable d’originalité. La démarche mécanique de l’enseignement, en forçant à toute heure l’élève à l’imitation, est assurément préjudiciable à la levée de germe du génie, en son originalité. Tout art réclame cependant certaines règles mécaniques fondamentales, celle de l’adéquation de l’œuvre à l’idée sous-jacente, c’est-à-dire la vérité dans la représentation de l’objet conçu en pensée. Cette exigence doit être apprise avec la rigueur de l’école, elle est à la vérité un effet de l’imitation. Quant à libérer l’imagination de cette contrainte et à laisser le talent hors du banal procéder sans règle et s’exalter jusqu’à contredire la nature, cela pourrait bien donner une folie originale qui ne serait tout de même pas exemplaire, et ne pourrait donc pas non plus être rangée dans le génie. KANT
Juin 1999 La Réunion
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Peut-on tout prévoir ?
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Les devoirs sont-ils seulement des contraintes ?
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Vous dégagerez l'intérêt philosophique du texte suivant en procédant à son étude ordonnée :
« Le monde sensible n’est pas un objet donné directement de toute éternité et sans cesse semblable à lui-même, mais le produit de l’industrie et de l’état de la société, et cela en ce sens qu’il est un produit historique, le résultat de l’activité de toute une série de générations dont chacune se hissait sur les épaules de la précédente, perfectionnait son industrie et son commerce et modifiait son régime social en fonction de la transformation des besoins.
Les objets de la certitude sensible la plus simple ne sont eux-mêmes donnés que par le développement social, l’industrie et les échanges commerciaux. On sait que le cerisier, comme presque tous les arbres fruitiers, a été transplanté sous nos latitudes par le commerce, il y a peu de siècles seulement, et ce n’est donc que grâce à cette action d’une société déterminée à une époque déterminée qu’il fut donnée à la certitude sensible ». MARX
Juin 1999 Amérique du Nord
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Peut-on concevoir une société sans travail ?
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Le rôle de l’historien est-il de juger ?
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Vous dégagerez l'intérêt philosophique du texte suivant en procédant à son étude ordonnée :
Il faut voir en quoi consiste le mensonge. Il ne suffit pas de dire quelque chose de faux pour mentir, si par exemple on croit, ou si on a l’opinion que ce que l’on dit est vrai. Il y a d’ailleurs une différence entre croire et avoir une opinion : parfois, celui qui croit sent qu’il ignore ce qu’il croit, bien qu’il ne doute en rien de la chose qu’il sait ignorer, tant il y croit fermement ; celui qui, en revanche, a une opinion, estime qu’il sait que ce qu’il ne sait pas.
Or quiconque énonce un fait que, par croyance ou opinion, il tient pour vrai, même si ce fait est faux, ne ment pas. Il le doit à la foi qu’il a en ses paroles, et qui lui fait dire ce qu’il pense ; il le pense comme il le dit. Bien qu’il ne mente pas, il n’est pas cependant sans faute, s’il croit des choses à ne pas croire, ou s’il estime savoir ce qu’il ignore, quand bien même ce serait vrai. Il prend en effet l’inconnu pour le connu.
Est donc menteur celui qui pense quelque chose en son esprit, et qui exprime autre chose dans ses paroles, ou dans tout autre signe ». SAINT AUGUSTIN
Juin 1999 Antilles
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Que convient-il d’entendre par « avoir tout pour être heureux » ?
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Ce que la morale interdit, l’Etat peut-il le prescrire ?
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Vous dégagerez l'intérêt philosophique du texte suivant en procédant à son étude ordonnée :
A vrai dire, certains de ces êtres (1) n’offrent pas un aspect agréable ; mais la connaissance du plan de la Nature en eux réserve à ceux qui peuvent saisir les causes, ceux qui ont le naturel philosophique, des jouissances inexprimables. En vérité, il serait déraisonnable et absurde que nous trouvions du plaisir à contempler les images de ces êtres, parce que nous y saisissons en même temps le talent du sculpteur et du peintre, et que, les examinant en eux-mêmes, dans leur organisation par la Nature, nous n’éprouvions pas une joie plus grande encore de cette contemplation, au moins si nous pouvons saisir l’enchaînement des causes. Il ne faut donc pas céder à une répugnance enfantine et nous détourner de l’étude du moindre de ces animaux. En toutes les parties de la Nature il y a des merveilles ; on dit qu’Héraclite, à des visiteurs étrangers qui, l’ayant trouvé se chauffant au feu de sa cuisine, hésitaient à entrer, fit cette remarque : « Entrez, il y a des dieux aussi dans la cuisine ». Eh bien, de même, entrons sans dégoût dans l’étude de chaque espèce animale : en chacune, il a de la nature et de la beauté ». ARISTOTE  (1) : il s’agit des êtres vivants
Juin 1999 SERIE SCIENTIFIQUE : Antilles – Session normale - 1999
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Le développement des sciences est-il recherche du savoir ou de la puissance ?
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« Vivre l’instant présent » : est-ce une règle de vie satisfaisante ?
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Vous dégagerez l'intérêt philosophique du texte suivant en procédant à son étude ordonnée :
Il faut donc qu’une œuvre d’art soit faite, terminée, et solide. Et cela va jusqu’au détail, comme on verra, puisque ce qui n’est pas pris dans la masse ne peut pas orner. C’est pourquoi l’improvisation sans règles n’est jamais belle ; c’est l’art de l’orateur qui parvient à fixer un simple récit dans la masse de son discours. Disons qu’aucune conception n’est œuvre. Et c’est l’occasion d’avertir tout artiste qu’il perd son temps à chercher parmi les simples possibles quel serait le plus beau ; car aucun possible n’est beau ; le réel seul est beau. Faites donc et jugez ensuite. Telle est la première condition en tout art, comme la parenté des mots artiste et artisan le fait bien entendre ; mais une réflexion suivie sur la nature de l’imagination conduit bien plus sûrement à cette importante idée, d’après laquelle toute méditation sans objet réel est nécessairement stérile. Pense ton œuvre, oui, certes ; mais on ne pense que ce qui est : fais donc ton œuvre. ALAIN
Juin 1999 Nouvelle-Calédonie
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Peut-on juger autrui ?
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Dans quelle mesure les énoncés scientifiques peuvent-ils être considérés comme des vérités ?
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Dégagez l'intérêt philosophique du texte suivant en procédant à son étude ordonnée :
Tous ces coureurs se donnent bien de la peine. Tous ces joueurs de ballon se donnent bien de la peine. Tous ces boxeurs se donnent bien de la peine. On lit partout que les hommes cherchent le plaisir ; mais cela n’est pas évident ; il semble plutôt qu’ils cherchent la peine et qu’ils aiment la peine. Le vieux Diogène(1) disait : « Ce qu’il y a de meilleur c’est la peine ». On dira là-dessus qu’ils trouvent tous leur plaisir dans cette peine qu’ils cherchent ; mais c’est jouer sur les mots ; c’est bonheur et non plaisir qu’il faudrait dire ; et ce sont deux choses très différentes, aussi différentes que l’esclavage et la liberté. On veut agir, on ne veut pas subir. Tous ces hommes qui se donnent tant de peine n’aiment sans doute pas le travail forcé ; personne n’aime le travail forcé ; personne n’aime les maux qui tombent ; personne n’aime sentir la nécessité. Mais aussitôt que je me donner librement de la peine, me voilà content. ALAIN (1) Philosophe grec de l’Antiquité
Juin 1999 Polynésie
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La notion de vie a-t-elle un statut scientifique ?
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Faut-il chercher en toute chose l’efficacité ?
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Vous dégagerez l'intérêt philosophique du texte suivant en procédant à son étude ordonnée :
S’écoulant dans le lit assuré du bon sens, la philosophie naturelle (1) produit au mieux une rhétorique de vérités triviales. Lui reproche-t-on l’insignifiance de ce qu’elle présente, elle assure en réplique que le sens et le contenu sont présents dans son cœur et doivent être aussi dans le cœur des autres ; elle a en effet, à son avis, prononcé l’ultime parole en parlant de l’innocence du cœur et de la pureté de la conscience morale, à quoi on ne peut rien objecter, et au-delà de quoi on ne peut rien demander. Cependant, ce qu’il fallait faire c’était ne pas laisser le meilleur au fond du cœur, mais le tirer du puits pour l’exposer à la lumière du jour. […]. Puisque le sens commun fait appel au sentiment, son oracle intérieur, il rompt tout contact avec qui n’est pas de son avis, il est ainsi contraint d’expliquer qu’il n’a rien d’autre à dire à celui qui ne trouve pas et ne sent pas en soi-même la même vérité ; en d’autres termes, il foule aux pieds la racine de l’humanité, car la nature de l’humanité, c’est de tendre à l’accord mutuel ; son existence est seulement dans la communauté instituée des consciences. HEGEL (1) « philosophie naturelle » : façon de penser du sens commun
Juin 1999 Polynésie
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Le bien s’impose-t-il à nous de la même manière que le vrai ?
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Travailler est-ce seulement produire ?
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Vous dégagerez l'intérêt philosophique du texte suivant en procédant à son étude ordonnée :La persuasion commune du vulgaire semble être différente. La plupart en effet semblent croire qu’ils sont libres dans la mesure où il leur est permis d’obéir à l’appétit sensuel et qu’ils renoncent à leurs droits dans la mesure où ils sont astreins à vivre suivant les prescriptions de la loi divine. La moralité donc et la religion, et absolument parlant tout ce qui se rapporte à la force d’âme, ils croient que ce sont des fardeaux dont ils espèrent être déchargés après la mort pour recevoir le prix de la servitude, c’est-à-dire de la moralité et de la religion, et ce n’est pas seulement cet espoir, c’est aussi et principalement la crainte d’être punis d’affreux supplices après la mort qui les induit à vivre suivant les prescriptions de la loi divine autant que leur petitesse et leur impuissance intérieure le permettent. Et, si les hommes n’avaient pas cet espoir et cette crainte, s’ils croyaient au contraire que les âmes périssent avec le corps et que les malheureux, épuisés par le fardeau de la moralité, n’ont devant eux aucune vie à venir, ils reviendraient à leur complexion(1) et voudraient tout gouverner suivant leur appétit sensuel et obéir à la fortune plutôt qu’à eux-mêmes. Ce qui ne me paraît pas moins absurde que si quelqu’un, parce qu’il ne croit pas pouvoir nourrir son corps de bons aliments dans l’éternité, aimait mieux se saturer de poisons et de substances mortifères, ou parce qu’on croit que l’âme n’est pas éternelle ou immortelle, on aimait mieux être dément et vivre sans raison ; absurdités telles qu’elles méritent à peine d’être relevées. SPINOZA (1) naturel
Juin 1999 Centres étrangers
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La vérité peut-elle laisser indifférente ?
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Le beau peut-il ne pas plaire ?
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Vous dégagerez l'intérêt philosophique du texte suivant en procédant à son étude ordonnée :
On demande comment un homme peut être libre, et forcé de se conformer à des volontés qui ne sont pas les siennes. Comment les opposants sont-ils libres et soumis à des lois auxquelles ils n’ont pas consenti ? Je réponds que la question est mal posée. Le citoyen consent à toutes les lois, même à celles qu’on passe malgré lui, et même à celles qui le punissent quand il ose en violer quelqu’une. La volonté constante de tous les membres de l’Etat est la volonté générale : c’est par elle qu’ils sont citoyens et libres. Quand on propose une loi dans l’assemblée du peuple, ce qu’on leur demande n’est pas précisément s’ils approuvent la proposition ou s’ils la rejettent, mais si elle est conforme ou non à la volonté générale qui est la leur ; chacun en donnant son suffrage dit son avis là-dessus, et du calcul des voix se tire la déclaration de la volonté générale. Quand donc l’avis contraire au mien l’emporte, cela ne prouve autre chose sinon que je m’était trompé, et que ce que j’estimais être la volonté générale ne l’était pas. Si mon avis particulier l’eût emporté, j’aurais fait autre chose que ce que j’avais voulu, c’est alors que je n’aurais pas été libre. ROUSSEAU
Juin 1999 Japon
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Promettre, est-ce renoncer à sa liberté ?
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Qu’est-ce que penser avec rigueur ?
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Dégagez l'intérêt philosophique du texte suivant en procédant à son étude ordonnée :
« Tous ces particuliers mercenaires, que le peuple appelle sophistes et regarde comme ses rivaux, n’enseignent pas d’autres maximes que celles que le peuple lui-même professe dans ses assemblées, et c’est là ce qu’ils appellent sagesse. On dirait un homme qui, après avoir observé les mouvements instinctifs et les appétits d’un animal grand et robuste, par où il faut l’approcher et par où le toucher, quand et pourquoi il s’irrite ou s’apaise, quels cris il a coutume de pousser en chaque occasion, et quel ton de voix l’adoucit ou l’effarouche, après avoir appris tout cela par une longue expérience, l’appellerait sagesse, et l’ayant systématisé en une sorte d’art, se mettrait à l’enseigner, bien qu’il ne sache vraiment ce qui, de ces habitudes et de ces appétits, est beau ou laid, bon ou mauvais, juste ou injuste ; se conformant dans l’emploi de ces termes aux insti