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Tiré du site de la CFDT dans la rubrique "conditions de travail"
Un dossier lourd de conséquences
Le dossier de l'amiante est d’une toute autre nature. Le risque est énorme, la cause est connue et les chiffres sont accablants. Cela fait un siècle que ce combat a débuté. Dès 1906, un inspecteur du travail de Caen inscrivait les premiers cas mortels d’asbestose ! Il faudra attendre 1960, pour qu’enfin personne ne puisse contester les conséquences mortelles des effets de fibres d’amiante chez l’être humain. Mais il faudra attendre le 1er janvier 1997, pour qu’enfin les pouvoirs publics décident d’interdire l’amiante. Cette interdiction est encourageante pour la CFDT que ce soit dans notre approche d’une politique de prévention, et dans nos exigences quant à une juste réparation. Depuis 1997, nous avons obtenu la cessation anticipée d’activité pour les salariés les plus concernés par l’amiante et l’amélioration de la reconnaissance des maladies professionnelles. La France a mis en place des mesures significativement plus contraignantes que celles dictées par les normes européennes (décret du 7 février 1996). Depuis de nombreuses années, la CFDT revendique fortement une amélioration du dispositif indemnitaire de cessation anticipée d’activité. Le meilleur moyen étant de l’inclure dans la négociation d’entreprise. Concernant la reconnaissance des maladies professionnelles, la CFDT veut obtenir est une amélioration des taux de rente. Il est par ailleurs impératif qu’une véritable politique d'information soit réalisée auprès des salariés, d’une part en matière de sensibilisation aux risques, d’autre part pour que ces salariés les victimes et les ayants droits aient pleinement connaissance de leurs droits en ce qui concerne les modalités de réparation et la mise en place du Fonds d'indemnisation des victimes de l'amiante dont le barême d'indemnisation a été voté le 30 janvier 2003. Autre dossier important pour la CFDT, le plomb. Il y a des similitudes indiscutables avec l'amiante. Nous constatons que les effets différés du plomb pour la santé des salariés et de leur famille proche est catastrophique. À la liste déjà trop longue des victimes de l’amiante, ne doit pas venir s’ajouter une autre liste liée aux effets du plomb.n |
Rémi Jouan © CFDT (mis en ligne le 1er janvier 2001, dernière mise à jour le 5 juillet 2003) |
Amiante et laines minérales: des fibres pour isoler (tiré de Eco Conso.org)Les laines minérales artificielles ont hérité du caractère négatif attaché au vocable "fibre" puisque l’on sait que l’aspect fibreux est l’un des paramètres déterminant la toxicité de l’amiante. Des recherches ont révélé l’importance de la taille des fibres dans leur pouvoir cancérigène. Si le diamètre des fibres est inférieur à 3 microns (un micron = 10 -6 mètres, elles sont respirables. Elles ont donc toutes les chances de pénétrer dans les voies respiratoires. Si leur longueur est supérieure à 8 microns et leur diamètre inférieur à 3 microns, elles sont dangereuses pour la santé. Les fibres d’amiante pénètrent facilement dans les poumons car elles sont extrêmement fines et longues. Une fois installées, elles ne sont pas dégradées par les liquides physiologiques. On dit qu’elles sont biopersistantes. Les fibres de laine minérale sont environ 10 fois plus grosses (en moyenne 3 à 8 microns). Elles se cassent perpendiculairement ce qui, pour un diamètre toujours constant, réduit leur longueur et diminue la facilité de pénétration dans les poumons. Leur biopersistance pulmonaire est faible (globalement quelques semaines pour les fibres minérales, pour plus de 20 ans pour les fibres d’amiante). Plusieurs études épidémiologiques ont néanmoins montré que la laine de roche est la cause d’une augmentation importante des cancers de l’appareil respiratoire chez les travailleurs exposés. Les fibres de verre ont un diamètre de 6 à 15 microns et sont de ce fait moins respirables que la laine de roche. L’effet cancérigène de la laine de verre est donc moins net. Les fibres de plus de 4 microns sont plus agressives pour la peau et les muqueuses. Laine de roche ou de verre: attention à la mise en œuvre
Ministère de la Santé : L'amiante - Informations pratiques et diverses - L'histoire - Les sciences - La réglementation - Les organismes - Ethique et pratique Les obligations des copropriétaires en matière d'amianteDepuis le décret du 7/02/1996, il est imposé aux syndicats de copropriétaires d'immeubles et à leur représentant, le syndic, de rechercher la présence d'amiante susceptible d'être contenue dans les flocages (immeubles construits avant 1980) et calorifugeages des parties communes et, le cas échéant, d'entreprendre des opérations de désamiantage. Un décret du 12/09/97 étend la recherche d'amiante aux faux- plafonds des immeubles construits avant le 1/07/97. Attention : la loi impose qu'un diagnostic soit effectué avant le premier janvier 2000. Le syndic doit prendre l'initiative de faire procéder à un contrôle des parties communes. La visite d'un expert est indispensable. Si l'expert conclut à la présence d'amiante, un technicien de la construction, spécifiquement agréé, devra établir l'état de l'amiante. Trois cas d'espèce sont à envisager.
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DECRET N° 96-97 DU 7 FEVRIER 1996 MODIFIE PAR LE DECRET N° 97-855 DU 12 SEPTEMBRE 1997 RELATIF A LA PROTECTION DE LA POPULATION CONTRE LES RISQUES SANITAIRES LIES A UNE EXPOSITION A L'AMIANTE DANS LES IMMEUBLES BATIS Le Premier ministre, |
ANNEXE
DATE LIMITE DE MISE EN OEUVRE DES DISPOSITIONS DES ARTICLES 2, 3, 4 ET 5
EN FONCTION DE LA NATURE DES IMMEUBLES
IMMEUBLES BATIS |
établissements |
établissements |
AUTRES IMMEUBLES |
Construits avant le 01/01/1950 |
01.01.1998 |
30.06.1998 |
31.12.1999 |
Construits entre le 01/01/1950 et le 01/01/1980 (calorifugeages + flocages) |
01.01.1997 |
30.06.1997 |
31.12.1998 |
Construits entre le 01/01/1980 et le 28/07/1996 (calorifugeages) |
01.01.1999 |
30.06.1999 |
31.12.1999 |
Construits avant le 01/07/1997 (faux-plafonds) |
31.12.1999 |
A voir...