La facture d'eau

 

 

Introduction

1- suppression du forfait
2- Présentation unifiée de la facture
3- Les differents postes de la facture
4- La facturation dans les immeubles collectifs : facture type
5- L'information de l'usager
6- On vous facture plus de m3 que d'habitude
7- Vous avez des difficultes de paiement
8- Vous contestez le montant de votre facture

 

Introduction

Face à l'augmentation du prix de l'eau ces dernières années,
les usagers sont devenus plus attentifs à leur facture.
Les montants en jeu étant plus importants, les abonnés se mobilisent plus facilement pour
contester le montant d'une facture ou encore pour réclamer le remboursement d'une prestation
indûment acquittée.

Dans un souci de clarté, l'arrêté du 10 juillet 1996 est venu imposer un modèle de
présentation des factures. Elles devront être sensiblement identiques quel que soit le distributeur
dont elles émanent.

Cette brochure vous informe sur la signification des différents postes de la facture d'eau. Elle
fait également le point sur les différentes données qui doivent être mises à la disposition des
usagers. Elles concernent notamment le prix et la qualité de l'eau ainsi que la gestion des
services de distribution et d'assainissement.

1 Suppression du forfait

     Depuis janvier 1994, l'eau potable doit en principe être facturée en fonction de la
     consommation  réelle de l'usager et non plus sur la base d'un forfait (article 13-II de la loi n° 92-3 du 3  janvier 1992).
   

     Ainsi, votre facture comprend dans la majorité des cas :
     - un montant variable calculé en fonction du volume d'eau consommée,
     - une partie fixe, redevable quel que soit le volume d'eau consommée et comprenant
     notamment
     : les coûts de gestion, l'abonnement, la location et l'entretien du compteur ainsi que le
     branchement.

     Toutefois, à titre exceptionnel, le préfet pourra, à la demande du maire, autoriser la
     pratique du  forfait dans les deux cas prévus au décret du 28 décembre 1993 :

     - dans les communes de moins de 1 000 habitants où l'eau est naturellement
     abondante,

     - dans les communes qui, pendant plus de 30 jours consécutifs, triplent leur production
     d'eau en  raison des variations saisonnières de consommation (ce sont essentiellement les
     communes  touris-tiques).
   
     L'autorisation de pratiquer une facturation forfaitaire est reconduite tacitement chaque
     année. Le  préfet peut mettre fin à cette autorisation par arrêt motivé, lorsque les conditions de sa
     délivrance  ne sont plus remplies par la commune pendant trois années consécutives.
    

 

2 Présentation unifiée de la facture

     L'arrêté du 10 juillet 1996 relatif aux factures de distribution de l'eau, de collecte et du
     traitement des eaux usées prévoit l'uniformisation de la présentation de la facture
     d'eau.

     La facture devra ainsi se présenter sous un modèle identique quel que soit le
     distributeur
     (commune, syndicat de communes, société privée...).

     L'uniformisation se fera par étapes :

          - le 1er janvier 1998 pour les communes ou établissements publics de
          coopération intercommunale de plus de 30 000 habitants.
          - le 1er janvier 1999 pour les communes ou établissements publics de
          coopération intercommunale compris entre 10 000 et 30 000 habitants.
          - le 1er juillet 2000 pour les communes ou établissements publics de
          coopération intercommunale de moins de 10 000 habitants.

     Toute facture devra ainsi comprendre trois rubriques distinctes :

          - distribution de l'eau,
          - collecte et traitement des eaux usées,
          - organismes publics.

     (Voir la facture )


REMARQUES :

            Lorsque l'usager ne bénéficie pas d'un système d'assainissement collectif, la rubrique  "collecte et traitement des eaux usées" peut être remplacée par une rubrique "contrôle" et le cas échéant "entretien de l'installation du système d'assainissement individuel".

            Les éléments essentiels de synthèse sur la qualité de l'eau établie par la D.D.A.S.S. (*) doivent être transmis à l'abonné une fois par an à l'occasion d'une facturation.

            Le paiement des sommes dues par l'abonné doit donner lieu à facturation au minimum deux  fois par an.

     (*) Direction Départementale de l'Action Sanitaire et Sociale.
     

3 Les différents postes de la facture

          A - La distribution d'eau

          (1) PART FIXE (abonnement) : somme destinée à couvrir les charges fixes du service
 (entretien du branchement, location et entretien du compteur, entretien des installations, facturation...).

          (2) CONSOMMATION : c'est le produit du nombre de mètres cube consommés par le   prix  unitaire du mètre cube.
         

             Une partie de cette somme est destinée à couvrir les frais d'exploitation du service de distribution (le prélèvement de l'eau, son traitement, la création et l'entretien du réseau
de   distribution...).
        

          Une autre partie est affectée au financement des installations (amortissement,  provisions).
          Selon le mode de gestion adopté par ce service, cette somme peut être répartie entre  plusieurs  intervenants (communes, établissements de coopération intercommunale, sociétés
 privées...).

          (3) REDEVANCE DE PRELEVEMENT (Agence de l'eau) : redevance calculée en
fonction du volume d'eau prélevé sur les ressources (ex : nappe) par le distributeur. Elle est
 destinée à  alimenter le budget del'Agence de l'eau pour le financement de sa politique de l'eau.
         

          B - Collecte et traitement des eaux usées (assainissement)

          (4) PART FIXE : ce poste est indépendant du nombre de m3 consommé, il est destiné
à couvrir  les charges fixes du service (c'est-à-dire les charges existantes même en l'absence de consommation d'eau).
         

          Une partie de cette somme est destinée à couvrir les frais d'exploitation du service d'assainissement (traitement des eaux collectées après utilisation et rejet en milieu  naturel).

             Une autre partie est affectée au financement des installations (ex : remboursement des  emprunts contractés pour la réalisation des réseaux d'égouts et des stations d'épuration).

          Selon le mode de gestion adopté par ce service, cette somme peut être répartie entre
 plusieurs  intervenants (communes, établissements de coopération intercommunale, sociétés privées...).
         

          (5) CONSOMMATION (redevance d'assainissement) : la redevance d'assainissement  est une   redevance pour service rendu.
        
          Ce poste ne doit apparaître sur la facture que si l'abonné est raccordé ou raccordable
 au réseau  public d'assainissement. Dans le cas où l'abonné utilise un système d'assainissement  autonome,
         
        
          une somme correspondant au coût et à l'entretien de ce système peut lui être réclamée  si la   collectivité ou l'entreprise responsable du service de l'assainissement réalise effectivement ce  travail.
        

          C - Les organismes publics

          (6) REDEVANCE F.N.D.A.E. (Fonds National de Développement des Adductions
 d'Eau) :  redevance alimentant le fonds national de développement des adductions d'eau. Le
  F.N.D.A.E.   est un compte spécial du trésor qui sert à financer l'extention des réseaux d'eau potable  dans les  zones rurales. Il intervient également dans le domaine de l'assainissement et de la  maîtrise de la  pollution d'origine agricole.
        
          Le montant de cette redevance est de 14 centimes pour chaque mètre cube d'eau
vendu en France.
          

          (7) LUTTE CONTRE LA POLLUTION (redevance pollution de l'agence de l'eau) :
  redevance perçue au profit de l'Agence de l'eau. Elle est calculée à partir de l'estimation de la pollution  produite par la population de la commune.
        
          Un arrêté fixe la liste des éléments physiques, chimiques, biologiques et  microbiologiques à  prendre en considération pour l'évaluation de ces quantités de pollution.
         

          (8) TAXE VOIES NAVIGABLES DE FRANCE (V.N.F) : taxe perçue au profit de
 l'établissement public "voies navigeables de France" lorsque l'eau consommée est   prélevée ou rejetée dans un cours d'eau dont l'exploitation et l'entretien sont confiés à cet
établissement.


4 La facturation dans les immeubles collectifs

          C'est l'immeuble collectif qui est ici considéré comme abonné. La répartition de la
consommation doit ensuite être opérée entre les différents logements.

             Les compteurs individuels

          La seule obligation légale d'installation de compteurs individuels pour mesurer la
 consommation dans les immeubles (qu'ils soient ou non en copropriété) concerne la fourniture d'eau  chaude (loi n° 74-908 du 29 octobre 1974 - article L 131-3 du Code de la construction et de  l'habitation).
         

          S'agissant de la consommation d'eau froide, aucune obligation légale n'impose la pose
 de compteurs individuels.
         
          Ainsi, lorsque les logements n'en sont pas équipés, la répartition doit s'opérer en  fonction de critères équitables (ex : surface corrigée du logement).


REMARQUES :

           Lorsque l'immeuble est en copropriété, l'on peut prendre comme référence le mode de  répartition prévu au règlement de copropriété.
         

           Rappelons que le bailleur qui loue un logement au sein d'une copropriété a concernant la quote part se rapportant au lot loué dans chacune des catégories de charges (loi du 6 juillet 1989 -article 3).
          

           En revanche, lorsque l'immeuble n'est pas en copropriété, tout mode de répartition
peut être  envisagé à partir du moment où il est équitable.
       

           Les locataires doivent donc être particulièrement vigilants lors de l'établissement ou
 du  renouvellement du contrat de bail.
         


             L'immeuble est équipé de compteurs individuels d'eau

          Lorsque le réglement de service le prévoit, des abonnements individuels doivent être
  souscrits  pour chaque appartement (Conseil d'État, 14 janvier 1998; commune de Toulon,   compagnie des  eaux et de l'ozone).
         

Facture

N° de compteur : Ancien relevé : Nouveau relevé : Volume : 100 m3

 

Quantité

Prix unitaire
au m3 en euros

Montant
hors taxes
T.V.A.
Distribution d'eau (adduction)
Part fixe (abonnement) (1)
location du compteur (le cas échéant)

 

 

150

5,5
branchement (le cas échant)

 

 

 

 
 
Consommation (adduction d'eau) (2)
part revenant au distributeur

100

5,3

530

5,5
part revenant à la commune ou

 

 

 

 
à l'établissement intercommunal

100

1,7

170

5,5
 
Redevance de prélèvement (Agence de l'eau) (3)

100

0,55

55

5,5
   

Sous Total

905
 
Collecte et traitement des eaux usées (assainissement)
part fixe (4)

 

 

220

5,5
 

 

 

 

 
consommation (redevance d'assainissement) (5)
part revenant au distributeur

100

5,5

550

5,5
part revenant à la commune ou

 

 

 

 
à l'établissement intercommunal

100

2

200

5,5
 

 

Sous Total

970

 
Organismes publics
aide au développement des réseaux ruraux
(FNDAE) (6)

100

0,14

14

5,5
 

 

 

 

 
lutte contre la pollution (redevance pollution
agence de l'eau) (7)

100

2,2

220

5,5
 
voies navigables de France (8)

100

0,06

6

5,5
 

Sous Total

240

 
 
MODELE DE FACTURE D'EAU
TELLE QU'ELLE DEVRA
ETRE PRESENTEE
Total hors taxes

2 115,00 E

 
T.V.A. (5,5 %)

116,32 E

 
TOTAL A REGLER

2 231,32 E

 

 

5 L'information de l'usager

     L'usager doit, lorsqu'il s'abonne, obtenir une information complète concernant le contrat
 qui le  lie avec le service des eaux (distributeur d'eau). Pour cela, il doit recevoir un contrat     
 d'abonnement et un règlement de service.

        Le contrat d'abonnement

     C'est un document définissant la situation de l'abonné. Y figurent des informations telles
     que :

         - le nom de l'abonné,
          - son adresse,
          - sa situation juridique vis-à-vis de l'immeuble : propriétaire, locataire, syndic,
          - sa référence client.

     Des indications relatives au compteur sont également mentionnées : calibre, date de
     pose... Enfin, il est fait mention du dépôt de garantie qui est de plus en plus souvent réclamé à  l'abonné.

        Le règlement de service :

     Ce document définit les relations entre l'abonné et le distributeur. Y figurent les droits et
obligations de chacune des parties. Il prévoit notamment les obligations du service des
eaux, les  modalités de fourniture de l'eau, les règles applicables aux abonnements, les
conditions de mise  en service des branchements et compteurs, les modalités de paiement
des prestations et   fourniture d'eau.
     
   

REMARQUE :
        Ce règlement doit en principe être remis dès la conclusion du contrat de fourniture
d'eau  (signature de la demande d'abonnement). Toutefois, il n'est pas rare que les abonnés
n'en aient  pas connaissance ! Il peut être réclamé à tout moment auprès du distributeur.
                                      

     Par ailleurs, plusieurs textes organisent l'information détaillée des consommateurs sur la qualité  de l'eau distribuée en vue de la consommation ou encore sur le prix et la qualité des  
services  d'assainissement et de distribution d'eau.
   

        Information sur la qualité de l'eau : le décret n° 94-819 du 26 septembre 1994  relatif aux conditions d'information sur la qualité de l'eau distribuée en vue de la consommation humaine prévoit l'affichage en mairie de l'ensemble des documents transmis par le préfet sur les données  relatives à la qualité de l'eau distribuée (résultat des analyses de prélèvement et leur interprétation sanitaire faite par la DDASS) ou encore leur synthèse commentée.

     En outre, dans les communes de 3 500 habitants et plus, une note de synthèse annuelle sur les données relatives à la qualité des eaux  distribuées doit être publiée au recueil des actes administratifs.
     Lorsque les communes se regroupent pour assurer la distribution de l'eau (syndicats,  districts...), un message en mairie doit indiquer le lieu dans lequel les documents peuvent être consultés.
     

        Information sur l'organisation, le prix et la qualité des services d'assainissement et de   
distribution d'eau : le décret n° 95-635 du 6 mai 1995 prévoit l'établissement par le
maire  (ou par le président de l'organisme intercommunal à qui la commune a transféré ses  
compétences : syndicat de communes, district, communauté urbaine...) d'un rapport
annuel sur  le prix et la qualité des services publics de l'eau potable et de l'assainissement.
    

     Celui-ci doit contenir un certain nombre d'indications concernant :

          - l'organisation des services de distribution et d'assainissement : gestion  directe par la commune ou transfert de certaines compétences à un ou plusieurs établissements publics de coopération intercommunale (communauté, district, syndicat de communes...), délégation à des entreprises  privées...
         
          - les informations techniques (ex : qualité de l'eau distribuée, points de rélèvement des échantillons d'eau à analyser...) et financières (ex : composantes du prix de la distribution  d'eau, liste des travaux et montants financiers des travaux réalisés...) concernant la distribution  d'eau.
         
          - les données techniques (ex : programme d'assainissement, nombre d'habitants raccordés à une station d'épuration...) et financières (ex : détail du prix de l'assainissement, justification d'une variation de prix, liste des travaux réalisés...) sur le service d'assainissement.

 

REMARQUE :


     Dans les communes de 3 500 habitants et plus, ce rapport doit être mis à la disposition du public en mairie.


       
6 On vous facture plus de m3 que d'habitude

     Une consommation anormalement élevée peut provenir d'une fuite ou encore d'un
dysfonctionnement du compteur.

        La fuite d'eau

     Votre compteur comptabilise la consommation supplémentaire provenant d'une fuite  lorsque  celle-ci est localisée après le robinet d'arrêt, vous supportez donc les conséquences
 financières  de cette fuite.
    


        Vous pouvez déceler une fuite éventuelle en fermant toutes les arrivées d'eau et en contrôlant votre compteur : s'il "tourne" encore c'est qu'il y a une fuite.
       Lorsque vous constatez une fuite avant le robinet d'arrêt (ex : sur la voie publique), il convient d'en aviser le service des eaux.
                                    

        Le compteur d'eau
     L'abonné peut demander à tout moment la vérification de l'exactitude de la
consommation   indiquée au compteur au service des eaux.
   


ATTENTION
       La plupart des règlements de services des différents services des eaux contiennent
une clause selon laquelle les frais de dépose et de vérification du compteur sont à la
charge du client s'il est établi après vérification qu'il fonctionnait normalement.


7 Vous avez des difficultés de paiement

 

     Si la facture n'est pas acquittée, la plupart des distributeurs prévoient la fermeture du
branchement, et donc la coupure d'eau, en général un mois après la dernière mise en
demeure si  l'abonné n'est pas en mesure d'apporter la preuve du bien fondé de sa réclamation.
    


 ATTENTION
       Nul ne peut, en l'absence d'autorisation judiciaire, entrer de force dans votre domicile
pour couper l'eau. Il y aurait violation de domicile (art. 226-4 du nouveau code pénal).
Le service des eaux peut, en outre, poursuivre l'abonné en justice pour obtenir le  paiement de la facture.
                                                                                    

     Si vous rencontrez des difficultés financières, contactez le service des eaux afin de
négocier des délais de paiement.
Vous pouvez aussi contacter le centre communal d'action sociale de votre ville
directement ou par le biais de partenaires sociaux (assistantes sociales, conseillères
en économie sociale et familiale) qui peuvent dans certains cas prendre contact avec le
distributeur ou accorder des secours.

     La Charte solidarité eau

     Cette charte a été conclue le 6 novembre 1996 entre l'Etat, le Syndicat professionnel
     des entreprises de service d'eau et d'assainissement, la Fédération nationale des
     collectivités concédentes et régies, et l'Association des maires de France.
     Elle concerne les usagers abonnés directement auprès du service des eaux.
     

     Elle s'articule autour de trois axes :

          - le maintien d'une alimentation minimale en eau pour les personnes en situation de précarité et de pauvreté,
          - la prise en charge financière de tout ou partie de leurs factures d'eau, lorsqu'elles ne peuvent s'en acquitter temporairement,
          - des actions d'information et de pédagogie pour un bon usage de l'eau.

     Elle prévoit dans ce cadre, la mise en place au sein de chaque préfecture d'une
commission  "solidarité eau" chargée de décider des aides éventuellement accordées aux usagers.
     Ces aides  prendront notamment la forme d'abandon de créances.

     L'alimentation en eau serait maintenue pendant la durée d'examen du dossier, c'est-à-dire trois  mois maximum.
    

     La circulaire d'application indique toutefois que l'abandon total des créances restera
"une  décision exceptionnelle, dans un souci de responsabilisation des ménages et afin
d'éviter tout  risque de dérapage financier."
    

     Les commissions devront être mises en place dans chaque département d'ici la fin de
 l'année 1998. Elles seront constituées de représentants des communes, des centres d'action
sociale, des organismes sociaux, des entreprises bénéficiant d'une délégation de gestion et des associations  intervenant dans le domaine de l'insertion par le logement ou de la lutte contre la précarité.
     
    

8 Vous contestez le montant de votre facture

     Le délai de règlement apparaît sur la facture elle-même mais également dans le
règlement de service.

     Ce délai concerne uniquement le paiement, l'abonné conserve dans tous les cas le
droit de contester le montant de la facture.

     Vous pouvez contester le montant de votre facture (en apportant par exemple la preuve
que le relevé de compteur ne reflète pas votre consommation réelle).

     La jurisprudence a tendance à admettre la prescription biennale de l'article 2272 du
Code civil, l'eau étant ici considérée comme une marchandise.

     Ainsi, vous pouvez contester le montant de votre facture pendant deux ans.
Le service des eaux peut également vous réclamer les sommes qu'il estime lui être dues pendant ce même délai.

        Les tribunaux compétents

     Toute réclamation amiable a échoué et vous souhaitez faire valoir vos droits en justice.

     Pour tout litige individuel de facturation ou de perception de la redevance
d'assainissement, le juge judiciaire est compétent : tribunal d'instance si la somme en
 jeu est inférieure à 30 000 F (lorsque le montant du litige est inférieur à 13 000 F, il
existe une procédure simplifiée), le tribunal de grande instance est compétent si la
somme dépasse 30 000 F.
    

 La facture d'eau