Albert
Marquet est né à Bordeaux
en 1875. Il fait ses études à l’Ecole des arts décoratifs
de Paris (1890-1894), où il se
lie d’amitié avec Henri Matisse.
Il
poursuit ses études à l’Ecole des beaux-arts dans l’atelier
de Gustave Moreau, entre 1895 et 1898. Albert Marquet
peint des paysages et des nus postimpressionnistes,
qui deviennent de plus en plus colorés et simplifiés,
et s’expriment, à l'instar de Matisse, dans des tons
purs.
Au
début du siècle, Albert Marquet expose dans les Salons
parisiens (Salon des Indépendants, Salon
d’Automne) et prend part à de nombreuses manifestations
organisées à l’étranger (Russie, Etats-Unis,
etc.).
Marquet
rencontre Dufy, Camoin. Il est présent dans la fameuse
"cage aux fauves" qui fait scandale au Salon
d’Automne de 1905 ; il peint, pendant cette période,
des toiles aux formes cernées de noir, des portraits,
des plages normandes ou des scènes animées.
Représentant
souvent ses tableaux en vue plongeante, c'est ainsi
qu'il dépeint la Seine, et crée des variations,
sur ce thème, par des temps et des lumières différents.
Sa première exposition personnelle sera organisée en
1907 (Galerie Druet, Paris).
Au
début des années 1910, Marquet peint une série de nus
féminins réalistes.
Il
est réformé en 1914. Des années 1920 jusqu’aux années
1940, Albert Marquet effectuera de nombreux voyages,
en Italie, Espagne, Maroc et surtout en Algérie,
où il rencontrera sa femme.
La
peinture de Marquet se caractérise par une attention
particulière portée sur la lumière
et la couleur. Le thème de prédilection de l'artiste
est celui du paysage près de l’eau (mer,
lac, rivière), paysages qu’il traite dans des
tons doux à dominante de gris.
Dans
les années 1935, Albert Marquet loue une maison
dans l'île
de Porquerolles. Pendant la dernière guerre
mondiale , il s'exilera en Algérie, et refusera
toute compromission avec les nazis. Par exemple, en
1941, il fait décrocher ses œuvres, prêtées sans son
assentiment, au Salon des Tuileries, pour lequel était
exigé un certificat de « non-appartenance à la race
juive ».
Durant
toute la guerre il refuse d'être exposé à Paris. Fin
1943 il fait partie des artistes algérois offrant des
tableaux pour une exposition de soutien à la Résistance.
Albert
Marquet, homme sensible souvent apprécié pour sa modestie,
fut non seulement un grand peintre, mais aussi une belle
personne, un grand humaniste.
Il
s'est éteint en 1947 à Paris. Il est à
remarquer qu'il a très peu peint sa ville natale.
L'un
de ses rares tableaux de Bordeaux a été
vendu récemment aux enchères : le Pont
de Pierres (voir ci-dessous).
Avertissement
Les peintures présentées
sont la propriété de leurs ayant-droits. Il
est nécessaire d'obtenir leur autorisation pour toute
utilisation commerciale. D'autre part, une reproduction
ne rend jamais parfaitement la qualité et la réalité
d'un tableau. Les présentations qui vous sont faites
ici ont aussi pour but de vous donner l'envie d'aller les
voir dans les musées, les galeries d'art, les ateliers
d'artistes et/ou leur site Internet.
Warning! The
paintings are under copyright for commercial use.
Dans
les années 1935, Albert Marquet loue une
maison dans l'île de Porquerolles, et il écrit
"Nous y habitons une grand emaison rose, dont
les jardin , prolongé par un bois de pins
bordant la mer, aboutit à à la plage
d'Argent. De la terrasse, complantés de palmiers,
pleins de cigales, nous pouvons surveiller les mouvements
du port . Il y a ses pêcheurs, ses voiliers
de plaisence, et el courrier qui relie l'le au continent
y fait figure de gros bateau. L'île embaume
le thym, la lavande. Les cigales bruissent du lever
du soleil à son coucher. Elles se taisent
quand un nuage passe". Albert Marquet, homme
sensible souvent apprécié pour sa modestie, est
mort en 1947 à Paris.